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25 millions d'euros pour produire des fraises toute l'année !

La startup Agricool vient de réaliser sa 3e levée de fonds d'un montant de 25 millions d'euros. Selon Wansquare Henri Seydoux, Xavier Niel, Danone et la BPI font partie des investisseurs...


Agricool a mis au point des containers high tech permettant de produire des fraises toute l'année, sans terre, ni pesticides, en circuit court.


La start-up francilienne veut déployer son partenariat avec Monoprix dans tout Paris et regarde également un développement à Dubaï.




La Tribune nous raconte l'histoire de cette start-up peu banale (extraits)


L'histoire d'Agricool est celle d'une utopie tellement folle qu'elle finit par marcher : une nouvelle forme d'agriculture urbaine, qui permet de produire en circuit court, dans les villes, des fruits et légumes de grande qualité, grâce à la technologie et avec un impact minimal sur l'environnement. « J'en avais assez de manger en ville des fruits et légumes sans goût, pleins de pesticides, très loin de la qualité de ceux qu'on mange dans la campagne ou que mangeaient nos grand-parents », explique Guillaume Fourdinier, le co-fondateur avec Gonzague Gru, et Pdg d'Agricool.


Les deux entrepreneurs décident alors de s'attaquer à la source du problème : la « distance entre le produit et le consommateur », et « la production de masse, avec ses dérives, les produits chimiques ». Persuadé qu'on peut « bien manger aussi dans les villes », ils lancent la startup Agricool en 2015 avec l'espoir de révolutionner la production des légumes grâce à la technologie, qui permettrait de produire en circuit court, dans un environnement urbain, et sans pesticides.


Pour cela, Agricool mise sur des containers bardés d'innovations, dont deux sont protégées par des brevets. Dans un cube de 35 m² qui peut se garer n'importe où (dans un entrepôt, un parking...), ils font rentrer plusieurs milliers de plants de fraises installés à la verticale. Pas besoin de terre et à peine d'eau : les fruits mûrissent sous des lampes LED fabriquées par la startup elle-même et un "système fermé de nutriments". Impossible d'en savoir plus sur la technologie protégée par deux brevets, pour des raisons de confidentialité.


Comme les plants n'ont pas besoin de terre, « on consomme 99% moins d'eau que n'importe quel producteur de fraises », revendique fièrement Guillaume Fourdinier. Les fraises ne sont pas bio car produites sans terre et à l'intérieur, mais elles sont sans pesticides et « meilleures, au niveau nutritionnel », que celles des supermarchés. Surtout, elles peuvent être cueillies à maturité et vendues à quelques kilomètres de leur lieu de production. « Cela fait toute la différence au niveau du goût, on se rapproche du produit que l'on cueille soi-même à la campagne. »



Aujourd'hui, la startup a créé et exploite six containers, qui produisent 7 tonnes de fraises par an. Cinq sont situés à Paris, le dernier se trouve à Dubaï où l'on aime consommer des fraises en plein désert toute l'année. À Paris, les fruits sont vendus pour l'instant dans deux Monoprix (Beaugrenelle et Asnières-sur-Seine), pour 4,5 euros la barquette de 250 grammes. Cher, mais comparable au bio.


Agricool va donc utiliser les 25 millions d'euros de sa levée de fonds pour industrialiser la production des containers et les commercialiser. La startup, qui emploie aujourd'hui 60 employés dont 70% en R&D, compte recruter 200 personnes dans les trois années à venir, essentiellement pour développer la commercialisation.


Enfin Agricool pourrait, dans le futur, produire autre chose que des fraises, voire développer tout un arsenal de fruits et légumes !

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