Crise des Gilets Jaunes : "impact économique inquiétant"

Selon de ministre de l'économie Bruno Le maire,


Le chiffre d'affaires de la grande distribution a reculé de 15 % à 25 % depuis le début du mouvement, de 20 % à 40 % dans le commerce de détail, de 15 % dans les marchés de gros, notamment alimentaires, de 20 % dans la restauration. De même, les réservations hôtelières connaissent une chute de 20 % et « l'industrie commence à être touchée », explique le ministre, donnant l'exemple de commandes de véhicules Renault annulées.



Bruno Le Maire n'a pas annoncé de nouvelles mesures destinées à aider les entreprises en difficultés. Il s'est borné à rappeler que, depuis le 27 novembre, elles pouvaient avoir recours au chômage partiel. Il a aussi indiqué avoir envoyé une circulaire aux préfets pour autoriser l'ouverture dominicale des commerces qui le demandent lors des prochains week-ends.

La Direction générale des finances publiques a, elle, reçu des instructions afin d'examiner avec bienveillance les demandes fiscales des entreprises touchées par les « gilets jaunes », y compris en ce qui concerne le paiement anticipé du cinquième acompte d'impôt sur les sociétés, qui doit être effectué normalement le 15 décembre prochain.


Les entreprises de transport routier de marchandises (TRM) et de logistique subissent aussi de plein fouet les effets des blocages et des barrages filtrants.

Les Organisations Professionnelles du secteur évaluent à plus de 400 millions d’euros les pertes d’exploitation.

Les camions sont bloqués dans des centaines de kilomètres de bouchons ou dans les zones logistiques, sans pouvoir livrer. Des entrepôts sont inaccessibles et les personnels sont menacés. On constate, en outre, dans plusieurs régions des problèmes d’approvisionnement en carburant.

Cette situation est le résultat de plus de deux semaines de manifestations.

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