Entreprise : le tabou de l'homosexualité



AU TRAVAIL, LE TABOU DE L’HOMOSEXUALITE PERSISTE


Seules 48% des personnes LGBT déclarent que leur orientation sexuelle est connue par au moins un de leurs collègues. Parmi les seules personnes homosexuelles, ce chiffre monte à 75% contre seulement 31% parmi les bisexuels assumés.


Moins de quatre personnes LBGT sur dix (39%) déclarent que leur orientation sexuelle est connue de leur supérieur hiérarchique contre 59% des homosexuels.




UN FREIN PERÇU POUR L’ACCES A L’EMPLOI ET L’EVOLUTION PROFESSIONNELLE


Cette réticence est relayée par un sentiment de blocage pour l’embauche lorsqu’on est homosexuel(le), bisexuel(le) ou transgenre : 19 % des personnes LGBT déclarent avoir été discriminées en raison de leur orientation sexuelle par des chefs d’entreprise ou des recruteurs lors de leur recherche d’emploi.


« Ce qui nous a le plus frappé, c’est la grande différence de ressenti entre les hommes et les femmes : le sentiment d’être discriminé sur son lieu de travail monte à 42% lorsqu’on est une femme homosexuelle. Un autre point qui nous alerte est le mal-être ressenti par la frange la plus jeune de la population active : avec les plus de 65 ans, les 25-34 ans sont ceux qui souffrent le plus du sentiment de discrimination, alors qu’ils sont porteurs du renouveau dans l’entreprise. Cela doit interroger fondamentalement l’ensemble des entreprises sur les signes à émettre pour rassurer celles et ceux qui s’apprêtent à les rejoindre. » commente David Herz, co-fondateur de Tell Me The Truffe


UN VECU PERSONNEL MARQUÉ PAR UN SENTIMENT D’EXCLUSION AU QUOTIDIEN DANS L’ENTREPRISE


Plus d’un tiers des personnes LGBT (38%) déclarent avoir renoncé à participer à un événement organisé par l’entreprise où les conjoints des salariés étaient invités. Ils sont également 37% à avoir renoncé à participer à un événement informel organisé par les collègues où les conjoints étaient invités.


LA QUESTION DE LA MUTUELLE : UN ENJEU DE SANTÉ PUBLIQUE


Sur ce plan encore, un tiers des salariés LGBT (34%) déclarent avoir déjà renoncé à indiquer le nom de leur conjoint sur leur mutuelle, notamment 46% des personnes bisexuelles.


ET DANS LA VIE DE TOUS LES JOURS ?




Prises globalement, 71% des personnes LGBT déclarent avoir précisés leur orientation sexuelle avec au moins un membre de leur entourage. Ce chiffre cache des disparités importantes entre les différentes sexualités : si 94% des personnes homosexuelles déclarent qu’au moins un de leurs proches connaît leur orientation sexuelle, ce chiffre tombe à 59% pour les bisexuels assumés. > Ces disparités démontrent qu’en fonction de leur sexualité, tous les individus LGBT ne se sentent pas égaux face au coming out. L’homosexualité se déclare plus facilement que la bisexualité.


« Il semble qu’une forme de normativité soit en train de s’installer au sein des sexualités considérées comme alternatives. L’homosexualité s’accepte de plus en plus, sans disparité significative en fonction des CSP ou des lieux de vie. Les autres formes de sexualité semblent, elles, faire encore l’objet d’un tabou »





TELL ME THE TRUFFE, la première agence de communication dédiée aux sujets de la diversité dévoile avec l’IFOP les résultats de l’étude la plus complète jamais menée en France sur la question. Cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 994 femmes et hommes homosexuelles, bisexuelles, ou transgenres, extrait d’un échantillon de 12 737 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, résidant en France Métropolitaine. Au sein de cet échantillon ont été interrogés 397 homosexuel(le)s, 582 bisexuel(le)s et 15 transgenres.

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