RENCONTRE : Avec JEAN MONVILLE

Président d'honneur du Groupe SPIE

=> L'INCROYABLE HISTOIRE DE SPIE, UNE AVENTURE HUMAINE, AVANT TOUT. 

Jean Monville a piloté, entre 1997 et 2003, un programme de "Rachat de l'Entreprise par ses Salariés" (RES). L'entreprise s'appelle SPIE. Elle vient de connaitre des années de crise et voit son principal actionnaire de l'époque Schneider se recentrer sur ces activités : l'industrie électrique. 

Jean Monville est entré chez SPIE en 1963. Il en deviendra Président en 1997, poste qu'il occupera jusqu'en 2009. Il est aujourd'hui le Président d'Honneur SPIE. 

Pour mieux comprendre l'histoire de SPIE, son RES, puis son LBO quelques années plus tard, voici quelques éléments qui ont marqué son histoire : (source Wikipedia)

La Spie a une double origine : d'une part, la Société de construction des Batignolles fondée en 1871 par Ernest Goüin, et d'autre part, la Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques, fondée en 1900, par le baron Empain.

La Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques (SPICF) doit réaliser les travaux d'infrastructures électriques du métro de Paris lancés en 1900. 

En 1946, elle devient la Société Parisienne pour l'Industrie Électrique (SPIE). 

[...]

En 1967, alors que les Goüin se désengagent, Spie fusionne avec la Société de construction des Batignolles (SCB) pour former Spie Batignolles

 

En 1969, le groupe Empain prend possession de la totalité de Schneider Electric ; Spie Batignolles devient une filiale du groupe Empain-Schneider.

 

Spie Batignolles absorbe la Compagnie industrielle de travaux publics (CITRA) en 1972.

 

En 1981, après la sortie du capital de la famille Empain, le groupe Empain se restructure et prend le nom de Schneider Electric ; Spie Batignolles est toujours une filiale.

=> En 1997, l'entreprise est vendue par Schneider Electric. Elle  est alors l'objet d’un reprise d'entreprise par ses salariés (un RES) de cinq ans, lors du rachat de l'entreprise par les salariés associés à l'anglais Amec.

 

Jean Monville, nous raconte cette histoire dans le podcast. En 1997, le premier travail a été de redonner confiance, de rétablir la communication entre une équipe dirigeante nouvelle et les salariés à qui, la direction a demandé, via un référendum s'ils étaient d'accord pour participer au rachat de l'entreprise. Le "ticket" d'entrée était à l'époque d'au minimum 10 000 Francs. 10 000 Francs que devaient investir sur leurs propres fonds les salariés. Les 2/3 : 12 000 salariés (sur 18 000) ont accepté. 

La confiance est revenue. Mais comment ? Réponse à écouter dans le Podcast.  

En 1998, Spie Batignolles prend le nom de Spie

En 2003, Spie Batignolles, filiale « construction » de Spie est cédée à ses cadres dirigeants. Dans le même temps Amec prend le contrôle de Spie qui devient Amec Spie.

=> En 2006, le groupe Amec cède Spie au fonds d'investissement PAI partners. Après l'aval de la Commission européenne (Bruxelles) le 27 juillet 2006, la société prend un nouveau nom, « Spie », en lieu et place de « Amec Spie ». Un nouveau logotype est en conséquence créé.

Après le RES en 1997, voici Jean Monville aux manettes pour cette fois-ci un LBO sur SPIE aux cotés du fonds PAI Partners. Jusqu'à la dernière minute, le suspens reste entier. Un des candidats avait en effet fait une meilleure offre de reprise dernière minute. 

Aujourd'hui SPIE c'est plus 46 000 salariés dans le monde pour un CA de 6,7 milliards d'euros (2018)

 

Jean Monville a écrit un livre sur ces histoires - pas les comme les autres - du Groupe SPIE : Naitre et Renaitre : Une histoire de SPIE 

 

 

Jean Monville était l'invité des "Petits Déjeuners" organisés Procadres International

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