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La France en morceaux...

Le baromètre 2019 des territoires est très riche en informations sur notre pays divisé : Paris contre régions, France des métropoles contre France périphérique. France urbaine contre France rurale...


En toile de fond : un sentiment d’inégalité et d’injustice, et la peur du déclassement. En 20 ans, la structure sociale et spatiale de notre pays a changé, les emplois sont de plus en plus concentrés dans le coeur des métropoles alors que l’habitat, lui, s’est davantage canalisé dans le périurbain. Certains Français ont pu bénéficier de ces évolutions alors que d’autres se sont sentis mis à l’écart. Cette souffrance sociale a un impact important sur notre société.


La Baromètre des Territoires 2019, mené par Elabe et l’Institut Montaigne, analyse l’impact de ces fractures sur notre cohésion sociale. 10 000 français ont été interrogés.



Les conclusions de notre baromètre proposent un portrait des Français d’aujourd’hui ainsi qu’un paradoxe original : celui d’un sentiment de bonheur privé largement partagé, mais percuté par un sentiment d’inégalité et d’injustice. Ces sentiments sont également modulés par le rapport que les Français entretiennent avec leur territoire et leur mobilité, subie ou choisie. Apparaît alors l’image d’une France non pas fracturée, mais en morceaux.


Premier enseignement de notre enquête, les Français évaluent positivement leur vie personnelle :


73 % des Français déclarent être heureux (dont 33 % très heureux)

67 % font le récit d’un équilibre trouvé entre temps de vie personnelle, familiale, sociale et professionnelle

61 % ont le sentiment d’avoir choisi la vie qu’ils mènent.

Dans la plupart des régions, cette vision positive s’étend aussi au territoire local :

66 % trouvent qu’il fait "bon vivre" dans leur quartier ou leur commune

59 % estiment que l’endroit où ils vivent va "plutôt bien".


Mais dès que l’on s’éloigne de la sphère personnelle et locale sur des thèmes qui touchent leur vie économique ou celle du pays, les traces du pessimisme se font sentir. Le bonheur privé est percuté par la crise du pouvoir d’achat et le sentiment de relégation et d’exclusion :


78 % jugent la société actuelle injuste (dont 28% très injuste)

63 % sont convaincus qu’en France la réussite sociale est jouée d’avance et dépend beaucoup des origines des gens

42 % sont convaincus que la société dans laquelle vivaient leurs parents était plus juste

48 % vivent des fins de mois difficiles dont 35 % parviennent difficilement à finir leurs fins de mois en se restreignant, et 13 % sont obligés de puiser dans leurs réserves ou d’emprunter...


Et avec cette crise :


47 % des Français seulement sont optimistes pour leur avenir personnel

45 % pensent que quand leurs enfants auront leur âge, ils vivront moins bien qu’eux

70 % sont pessimistes sur l’avenir de la société française (dont 26 % très pessimistes).


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